Economie

Laissons filer le prix de l’énergie (moyennant quelques réserves)

Depuis quelques années, on observe une augmentation continue des prix de l’énergie et certains politiques (plus ou moins populistes ou, à tout le moins peu ‘économistes’), prônent le freinage de ces augmentations voire, carrément, la fixation d’un prix maximum.

Fixer le prix de l’énergie serait une énorme erreur prouvant que les politiques (ou, à tout le moins, certains d’entre eux) sont incapables de comprendre les enjeux sociétaux et économiques de manière globale (c’est vrai que la plupart d’entre eux ne pensent qu’à être réélus et ne souhaitent qu’une chose : plaire à leur électorat).

Et pourtant … Chacun sait – ou devrait savoir – que les ressources naturelles, en particulier fossiles, ne sont pas infinies, que nous en consommons de plus et que, si il est vain de calculer quand elles seront épuisées, une chose est certaine : nous nous rapprochons de plus en plus de la fin du pétrole, du gaz, du charbon, … Si, à cette certitude absolue, on ajoute le fait que par ignorance et/ou dogmatisme, une part importante de la population semble vouloir mettre fin à l’utilisation de l’énergie nucléaire, si nous voulons penser, ne fût-ce qu’un tout petit peu aux générations futures (vous savez, vos enfants, vos petits-enfants, …), une attitude s’impose de manière logique/évidente : il faut consommer moins de ressources fossiles et donc d’énergie d’origine fossile. Read more…

Be the first to comment - What do you think?  Posted by Emmel - January 14, 2012 at 9:58 pm

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Après 3 ans de crise, certains n’ont toujours rien compris !

La crise financière et économique que nous connaissons depuis 2008 en conséquence de la faillite de Lehman Brothers est souvent attribuée au monde bancaire. Certes le monde bancaire a une une influence non négligeable dans l’ampleur de la crise mais la cause initiale réside non pas dans une absence de régulation mais, au contraire, à l’intervention exagérée des pôuvoirs publics US.

En effet, pour ‘doper’ le marché immobilier, les autorités américaines ont imposé à Fannie Mae et Freddie Mac (les deux grands pôles publics de crédit hypothécaire) d’octroyer des prêts hypothécaires (mortgages) à des clients qui n’auraient pas les moyens de rembourser. Les problèmes ont commencé quand les défauts de paiement ont commencé et que tant Fannie Mae et Freddie Mac ont dû chercher des moyens de se protéger, et ont ‘titrisé’ les dettes, ces titres ‘risqués’ ont été achetés par nombre de banques qui les ont insérés dans des paquets plus complexes, … La crise des subprimes était née, on connaît la suite.

Mais certains n’ont toujours pas compris que les banques ne sont pas la cause intiale de la crise, elles en ont été partiellement les victimes tout en ayant contribué à celle-ci.

Be the first to comment - What do you think?  Posted by Emmel - December 1, 2011 at 3:23 pm

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Sortie de crise en Belgique ; les syndicats s’y opposent, une fois de plus, par pur dogmatisme, par archaïsme

Après un peu moins de 18 mois de discussions en tous sens, il a suffi d’une ‘simple’ baisse de la notation de la Belgique pour que le négociateurs, alors qu’ils s’étaient quittés 2 jours auparavant en pleine crise aiguë, sont parvenus à ‘boucler’ le budget en 18h de discussions ‘au finish’.

Ce budget est, bien évidemment, une solution de compromis mais, surtout un budget de crise, d’austérité, de rigueur, … Cela signifie donc qu’un certain nombre de mesures feront mal aux uns et/ou aux autres. La sortie de crise est à ce prix.

Mais les syndicats, accrochés qu’ils sont aux ‘droits acquis‘, sont opposés à ces accords. Alors que le taux d’emploi des 50 ans et plus est, en Belgique, l’un des faibles d’Europe, ils refusent de voir relever l’âge officiel des prépensions ou de la retraite anticipée. Ils s’opposent aussi aux changements en matière d’allocations de chômage et/ou d’attente (aujourd’hui, on peut faire toute une ‘carrière’ en touchant l’allocation d’attente qui est, a priori, destinée aux jeunes dans l’attente de leur premier emploi) alors que nous sommes l’un des seuls pays (si pas le seul) à octroyer des allocations de chômage sans limite de temps. Les syndicats belges sont parmi les plus archaïques d’Europe, ils n’ont toujours pas compris que nous sommes au XXIème siècle, plus au XIXème, que le monde et l’économie sont globalisés, mondiaux et que la Belgique n’est qu’un petit pion sur l’échiquier mondial et qu’il faut faire en sorte que le climat d’investissement en Belgique soit favorable, que nos entreprises soient/restent concurrentielles.

Les syndicats, en annonçant une grande manifestation voire des grèves générales, risquent tout simplement, de rendre les choses plus compliquées encore en montrant au monde des entreprises, aux investisseurs, qu’il existait un risque de troubles sociaux, ce ui a TOUJOURS un impact négatif sur l’économie. Il faut rappeler aux syndicats, qu’il ne suffit pas de ‘faire payer ces salauds de patrons‘ : si on spolie les entreprises, elles quitteront notre pays et avec elles l’emploi … On ne crée pas un paradis social sur un désert économique (et vice-versa) : pour avoir les moyens de payer les indispensables allocations sociales, il faut que ‘économie tourne bien, génère des profits.

Mesdames et messieurs les (ir)responsables syndicaux, abandonnez SVP vos idées du XIXème siècle, prenez conscience que le monde a changé, que le travail est moins lourd aujourd’hui qu’alors, que l’espérance de vie est nettement plus élevée qu’au moment de l’introduction de l’âge de la retraite, … A défaut, vous continuerez à scier la branche sur laquelle vous êtes confortablement assis.

Be the first to comment - What do you think?  Posted by Emmel - November 27, 2011 at 5:00 pm

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La crise économique en Belgique, des économies sont possibles ! Commençons par supprimer le ‘sponsoring’ des syndicats par l’Etat

Depuis des semaines les négociateurs en vue de la formation d’un gouvernement fédéral belge cherchent des solutions pour boucler le budget 2012. En effet, les efforts à faire sont considérables et représentent pas moins de 11,3 milliards d’euro (un peu plus si les taux à 10 ans et à long terme continuent à grimper en flèche et restent largement au-dessus des 5 %, contre MAX 4,5 % jusque début novembre 2011).

Une des nombreuses pistes, totalement indolore tant pour les citoyens que pour les entreprises, consisterait à revoir les procédures de paiement des allocations de chômage, ce qui permettrait de faire au moins 100 millions d’euro d’économie sur base annuelle. en effet, beaucoup de citoyens l’ignorent mais, actuellement, les syndicats paient les allocations de chômage à leurs affiliés ; pour effectuer ces opérations, ils touchent annuellement entre 150 et 180 millions d’euro ! Ce qui veut dire que l’Etat, via les chômeurs, ‘sponsorise’ très largement les syndicats … Et, en plus de coûter très cher à l’ensembles des travailleurs, ce système est d’une perversité sans égal : les syndicats ont tout intérêt que le nombre de chômeurs soit le plus élevé possible. EN effet un syndiqué travailleur paie sa cotisation au syndicat mais un syndiqué chômeur rapporte, en plus de sa cotisation, plus ou moins 300 euro par an (soit 25 € par mois) à son syndicat ( ordre de grandeur : 500.000 chômeurs pour 150 millions cela donne 300 euro par chômeur, mais comme tous les chômeurs ne sont pas payés par les syndicats, ce montant est plus élevé encore).

Si l’Etat, pour diverses raisons ne peut ou ne veut pas effectuer le paiement de l’ensemble des allocations de chômage par ses propres services, rien n’empêcherait de lancer un appel d’offres européen pour confier cette mission à un (ou plusieurs, pour faire jouer la concurrence) organisme(s) ; des organisations telles les secrétariats sociaux devraient être à même de prendre une telle mission en charge à des coûts nettement moindres (il y a quelques années, le secteur financier proposait de le faire au quart du coût actuel, ce qui ferait une économie d’une centaine de millions par an).

Soyons créatifs, ne restons pas figés dans des cadres archaïques.

Be the first to comment - What do you think?  Posted by Emmel - November 23, 2011 at 6:54 pm

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