La crise économique en Belgique, des économies sont possibles ! Commençons par supprimer le ‘sponsoring’ des syndicats par l’Etat

Depuis des semaines les négociateurs en vue de la formation d’un gouvernement fédéral belge cherchent des solutions pour boucler le budget 2012. En effet, les efforts à faire sont considérables et représentent pas moins de 11,3 milliards d’euro (un peu plus si les taux à 10 ans et à long terme continuent à grimper en flèche et restent largement au-dessus des 5 %, contre MAX 4,5 % jusque début novembre 2011).

Une des nombreuses pistes, totalement indolore tant pour les citoyens que pour les entreprises, consisterait à revoir les procédures de paiement des allocations de chômage, ce qui permettrait de faire au moins 100 millions d’euro d’économie sur base annuelle. en effet, beaucoup de citoyens l’ignorent mais, actuellement, les syndicats paient les allocations de chômage à leurs affiliés ; pour effectuer ces opérations, ils touchent annuellement entre 150 et 180 millions d’euro ! Ce qui veut dire que l’Etat, via les chômeurs, ‘sponsorise’ très largement les syndicats … Et, en plus de coûter très cher à l’ensembles des travailleurs, ce système est d’une perversité sans égal : les syndicats ont tout intérêt que le nombre de chômeurs soit le plus élevé possible. EN effet un syndiqué travailleur paie sa cotisation au syndicat mais un syndiqué chômeur rapporte, en plus de sa cotisation, plus ou moins 300 euro par an (soit 25 € par mois) à son syndicat ( ordre de grandeur : 500.000 chômeurs pour 150 millions cela donne 300 euro par chômeur, mais comme tous les chômeurs ne sont pas payés par les syndicats, ce montant est plus élevé encore).

Si l’Etat, pour diverses raisons ne peut ou ne veut pas effectuer le paiement de l’ensemble des allocations de chômage par ses propres services, rien n’empêcherait de lancer un appel d’offres européen pour confier cette mission à un (ou plusieurs, pour faire jouer la concurrence) organisme(s) ; des organisations telles les secrétariats sociaux devraient être à même de prendre une telle mission en charge à des coûts nettement moindres (il y a quelques années, le secteur financier proposait de le faire au quart du coût actuel, ce qui ferait une économie d’une centaine de millions par an).

Soyons créatifs, ne restons pas figés dans des cadres archaïques.