Laissons filer le prix de l’énergie (moyennant quelques réserves)

Depuis quelques années, on observe une augmentation continue des prix de l’énergie et certains politiques (plus ou moins populistes ou, à tout le moins peu ‘économistes’), prônent le freinage de ces augmentations voire, carrément, la fixation d’un prix maximum.

Fixer le prix de l’énergie serait une énorme erreur prouvant que les politiques (ou, à tout le moins, certains d’entre eux) sont incapables de comprendre les enjeux sociétaux et économiques de manière globale (c’est vrai que la plupart d’entre eux ne pensent qu’à être réélus et ne souhaitent qu’une chose : plaire à leur électorat).

Et pourtant … Chacun sait – ou devrait savoir – que les ressources naturelles, en particulier fossiles, ne sont pas infinies, que nous en consommons de plus et que, si il est vain de calculer quand elles seront épuisées, une chose est certaine : nous nous rapprochons de plus en plus de la fin du pétrole, du gaz, du charbon, … Si, à cette certitude absolue, on ajoute le fait que par ignorance et/ou dogmatisme, une part importante de la population semble vouloir mettre fin à l’utilisation de l’énergie nucléaire, si nous voulons penser, ne fût-ce qu’un tout petit peu aux générations futures (vous savez, vos enfants, vos petits-enfants, …), une attitude s’impose de manière logique/évidente : il faut consommer moins de ressources fossiles et donc d’énergie d’origine fossile. D’aucuns rétorqueront qu’il n’y a qu’à développer les énergies renouvelables (nous connaissons tous nombre des ‘yaka’ ou ‘yakapa’ 😉 ) ; c’est vrai, il faut le faire dans la mesure du possible mais, dans des pays à la géographie et la démographie telles que celles que nous connaissons en Belgique (et dans d’autres pays), il n’est pas possible de se passer des énergies fossiles NI du nucléaire !

Limiter le prix de l’énergie créerait l’ILLUSION que celle-ci est abondante et reste abordable, n’entraînant que peu ou même aucune économie d’énergie, ce qui est juste l’inverse de ce qui est nécessaire, indispensable ! Et, cela, sans parler des engagements (assez aberrants) pris au niveau international en ce qui concerne les émissions de gaz à effet des serre (les GES) que sont, en particulier le CO2 et le méthane.

Il FAUT donc laisser filer le prix de l’énergie mais à condition :

  • de s’opposer à toute augmentation de la marge bénéficiaire des divers acteurs de la chaîne (producteur, ‘transporteur’, distributeur, …)
  • de prévoir des mesures d’accompagnement pour permettre aux moins favorisés de prendre les mesures nécessaires en vue de la réduction de leur consommation d’énergie (isolation, chaudière haut rendement, électroménager hautes performances, …) telles que prêts à taux zéro, prêts subordonnés, …